Johnny Depp
Rêvais-tu d'être pirate, quand tu étais petit ?
Oui. J'ai toujours aimé les pirates. J'imaginais des personnages en quêtes de liberté. A l'école primaire, mes héros étaient Frankenstein et dracula. Plus tard, je suis passé à Charlie Chaplin, Buster Keaton et les chanteurs de rock'n roll. Aujourd'hui encore, je suis fasciné par ceux qui sont en dehors des normes. Ceux que l'on qualifie de « fou ».
Quelles a été la chose la plus ennuyeuse ou la plus dure du tournage ?
Lorsque le capitaine Jack Sparrow fuit l'île des Pelogostos, une tribu de cannibales, il court sur la plage pour échapper à ses habitants. Une scène épuisante ! Imagine que tu es pourchassé par deux cents personnes, alors que tu portes ton attirail de pirate au complet. Un calvaire. J'ai eu l'impression que cela durait des jours et des jours.... Le résultat en valait la peine.
As-tu fait appel à une doublure pour certaines scènes d'action ?
Oui. Pour les scènes trop complexes. Mais j'ai fait des trucs bizarres. Je me souviendrais toujours du visage du réalisateur Gore Verbinski lorsqu'il m'a dit : « je vais t'attacher à l'intérieur de cette roue, te sangler aux parois de ce truc, te donner un épée et, pendant que la roue roulera, tu iras de haut en bas et de bas en haut.... » Arrivé à un certain point, on ne s'étonne plus de rien.
Y avait-il une bonne ambiance sur le tournage ?
Oui. Nous sommes devenus comme une grande famille de bohémiens, un cirque ambulant. D'abord, parce que nous avons connu tous les temps possibles : une chaleur étouffante, beaucoup d'humidité. Aux Bahamas, il y a eu un ouragan et, ensuite, des températures descendantes sous zéro la nuit... Autre chose curieuse : en mars 2006, nous terminions des scènes que nous avions commencées en février 2005 !
As-tu un point commun avec Jack Sparrow ?
Oui, son insolence ! Ce qui m'intéresse, c'est l'ambiguïté de Jack Sparrow : est-il quelqu'un de bien ou pas ? Est-il un pirate héroïque ou méchant ? Tout dépend du point vue... Mais quand j'enfile mes bottes de pirate, je suis lui, et lui est moi.
De qui t'es tu inspiré pour interprété Jack Sparrow ?
Je me suis demandé à quoi ressemblait la vie des pirates en 1720. Je me suis dit qu'ils étaient les stars rock'n roll de l'époque : toujours sur le chemin, épris de liberté... Et comme Keith Richards, le guitariste des Rolling Stones, est pour moi le plus grand rocker de tous les temps... j'ai décidé de lui rendre hommage. J'ai mis des breloques dans mes cheveux et des bagues à mes doigts. Chaque babiole a une histoire : l'os qui pend par-dessus mon bandana est le tibia d'un renne. Et puis, il y a des perles, des queues d'animaux... On ne sait pas d'où Jack Sparrow a rapporté tout ça. Peut-être a-t-il simplement gardé les restes de ses repas ...
Vas-tu faire un « pirates des Caraïbes 4 » ?
J'adore le personnage de Jack Sparrow et je n'en ai pas encore fini avec lui. Je suis prêt à faire un « Pirates des Caraïbes » n°4, n°5 et même n°6. tant que le script est bon et qu'il veulent encore de moi ...